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Lutter contre le robinier faux acacia, espèce exotique envahissante

entretien forêt

Robinier faux-acacia

Le robinier a été importé d’Amérique au début du XVIIe siècle. C’est un colonisateur de milieux pionniers. Ses stratégies de colonisation par semis ou drageons (pousses naissant de la racine d’un arbre ou d’une plante) facilitent le recouvrement rapide des milieux ouverts. Cette espèce dite exotique envahissante empêche la croissance des espèces natives. Il engendre une perte de biodiversité importante. Diverses techniques ont déjà été testées pour contrôler la propagation de cette espèce, sans résultat probant.

 

Expérimenter une méthode innovante et naturelle dans la RNR

Le secteur de la Noirie à Unieux se situe au sein de la Réserve naturelle régionale des gorges de la Loire. Enedis, gestionnaire du réseau d’électricité moyenne tension, s’est engagé à lutter contre le robinier faux-acacia dans le cadre de l’entretien de la végétation sous les lignes électriques.

Pour cela, ils ont choisi d’expérimenter une méthode innovante, neutre pour le milieu naturel et 100 % naturelle. Cette méthode est développée et brevetée depuis quelques années par le bureau d’études GAMAR. L’équipe de GAMAR est ainsi intervenue sur le site du 14 au 16 septembre 2020.

entretien forêt

Première étape : tronçonnage, écorçage et application d’un boudin de mastic biodégradable.

entretien forêt

Deuxième étape : Installation d’un manchon de caoutchouc autour de la souche et remplissage avec une solution naturelle pénétrant dans les canaux de circulation de sève.

entretien forêtLa méthode consiste à tronçonner la partie sommitale des sujets à hauteur 10-20 cm pour raviver la souche. Ensuite, il s’agit d’écorcer le pourtour supérieur de la souche jusqu’au cambium (couche de cellules entre le bois et le liber où circule la sève). Un boudin régulier de mastic biodégradable est appliqué afin de servir de joint d’étanchéité au dispositif sur la partie basse de l’écorchage. Un manchon de caoutchouc imperméable est ensuite posé et agrafé autour de la souche, et rempli avec une solution pénétrant les canaux de circulation de sève.

Suite à un passage de contrôle une semaine plus tard permettant de vérifier l’étanchéité du dispositif, une ultime intervention sera réalisée dans quelques mois pour la suppression des manchons.

Quelles suites sur ce secteur ?

Pour des raisons de sécurité, l’entretien de la végétation sous la ligne électrique est indispensable. Les gestionnaires de la Réserve naturelle effectueront un suivi de la dynamique de la zone concernée par ces travaux sur le moyen et long terme. Une attention toute particulière sera notamment portée sur l’efficacité de la méthode de lutte entreprise contre le robinier faux-acacia.

Par la suite, les gestionnaires, définiront en partenariat avec Enedis, les adaptations à apporter sur les pratiques de coupes et de gestion de la végétation sur ce secteur. Les espèces ligneuses qui stabilisent le milieu seront favorisées, plutôt que celles qui le rajeunissent et le dynamisent, obligeant à des interventions fortes plus fréquentes.

travaux sentiers RNR gorges de la Loire

Des travaux se déroulent cet automne à Saint-Victor-sur-Loire et impactent plusieurs itinéraires de randonnée.

Du 17 octobre jusqu’à la fin de l’année 2016, le chemin reliant la station d’épuration du Lizeron au hameau de Condamine sera fermé à toutes personnes dans le cadre de travaux de réfection de canalisation d’eaux usées.

Le GR de Pays des gorges de la Loire et le circuit PR n°6 (« Du Grangent au Lizeron ») sont concernés. Une déviation doit être mise en place par un autre sentier pour rejoindre le lotissement du Bréat (puis Condamine par la route).

+ infos :
Syndicat Mixte d’Aménagement des Gorges de la Loire
04 77 43 24 46
www.smagl.com

Dans le cadre de l’enfouissement des réseaux secs à Condamine (Saint-Victor-sur-Loire), ENEDIS à réalisé la dépose de plusieurs poteaux électriques au sein de la Réserve Naturelle Régionale des gorges de la Loire.

Pour respecter l’intégrité de ce site exceptionnel, ENEDIS a dû trouver des solutions de démontage adaptées et respectueuses de l’environnement. Les gestionnaires de la réserve naturelle et ENEDIS ont travaillé en étroite collaboration pour la réalisation de ces travaux. Des solutions ont été proposées pour protéger les sols lors du passage des engins lourds, mais aussi pour éviter tout risque de pollution ou d’introduction d’espèces invasives. Le chantier de dépose s’est déroulé sur une journée.

Au-delà de l’impact paysager positif, la suppression de cette section aérienne du réseau facilitera la gestion du site et la protection des espèces, notamment les rapaces qui sont parfois victimes d’électrocution.

lignes électriques entérées

Vue sur le pré du berger « avant travaux »

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Vue sur le pré du berger « après travaux »

Lors de la mise en oeuvre du premier plan de gestion, les gestionnaires de la réserve naturelle ont réalisé une étude sur le groupe des Odonates (les libellules et demoiselles). Cette étude avait permis de mettre en évidence la présence de trois espèces à forte valeur patrimoniale :
• La cordulie à corps fin (Oxygastra curtisii)
• Le sympétrum du Piémont (Sympetrum pedemontanum)
• Le sympétrum déprimé (Sympetrum depressiusculum)

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Cordulie à corps fin © Ludovic Tailland / FNE Loire

L’étude menée en 2013-2014 avait permis d’établir la présence de ces espèces mais leur état de conservation n’avait pas pu être évalué. En 2018, les gestionnaires ont donc engagé une nouvelle étude afin d’évaluer l’état de conservation des populations et d’identifier les zones de reproduction.
La méthode d’inventaire a nécessité un repérage préliminaire des habitats. Trois campagnes de recherche ont ensuite été effectuées en période estivale en recherchant les individus adultes ainsi que les exuvies (mues).

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Sympétrum du Piémont © Yoann Boeglin / FNE Loire

carte de prospection libellulesL’analyse des résultats a permis d’établir des cartographies précises de chaque population mais aussi d’évaluer les effectifs de chaque espèce.

La cordulie à corps fin présente des effectifs faibles qui sont probablement liés à la sous-détection de l’espèce qui est très discrète à l’état adulte ; mais aussi au contexte du site qui est défavorable à cette libellule (variations d’eau liées au barrage de Grangent).

Les deux sympétrum présentent des effectifs assez importants sur les trois cours d’eau de la réserve, notamment sur le Lizeron et l’Ondaine. Leur reproduction a été attestée sur la plupart des secteurs étudiés.

Cette étude s’inscrit dans le cadre de la mise en oeuvre du plan d’action Odonates et a été menée avec l’appui du groupe Sympetrum. Ce suivi se poursuivra en 2019 et 2021 selon la même méthode afin de comprendre la dynamique des populations.
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