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travaux sentiers RNR gorges de la Loire

Des travaux se déroulent cet automne à Saint-Victor-sur-Loire et impactent plusieurs itinéraires de randonnée.

Du 17 octobre jusqu’à la fin de l’année 2016, le chemin reliant la station d’épuration du Lizeron au hameau de Condamine sera fermé à toutes personnes dans le cadre de travaux de réfection de canalisation d’eaux usées.

Le GR de Pays des gorges de la Loire et le circuit PR n°6 (« Du Grangent au Lizeron ») sont concernés. Une déviation doit être mise en place par un autre sentier pour rejoindre le lotissement du Bréat (puis Condamine par la route).

+ infos :
Syndicat Mixte d’Aménagement des Gorges de la Loire
04 77 43 24 46
www.smagl.com

Dans le cadre de l’enfouissement des réseaux secs à Condamine (Saint-Victor-sur-Loire), ENEDIS à réalisé la dépose de plusieurs poteaux électriques au sein de la Réserve Naturelle Régionale des gorges de la Loire.

Pour respecter l’intégrité de ce site exceptionnel, ENEDIS a dû trouver des solutions de démontage adaptées et respectueuses de l’environnement. Les gestionnaires de la réserve naturelle et ENEDIS ont travaillé en étroite collaboration pour la réalisation de ces travaux. Des solutions ont été proposées pour protéger les sols lors du passage des engins lourds, mais aussi pour éviter tout risque de pollution ou d’introduction d’espèces invasives. Le chantier de dépose s’est déroulé sur une journée.

Au-delà de l’impact paysager positif, la suppression de cette section aérienne du réseau facilitera la gestion du site et la protection des espèces, notamment les rapaces qui sont parfois victimes d’électrocution.

lignes électriques entérées

Vue sur le pré du berger « avant travaux »

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Vue sur le pré du berger « après travaux »

Lors de la mise en oeuvre du premier plan de gestion, les gestionnaires de la réserve naturelle ont réalisé une étude sur le groupe des Odonates (les libellules et demoiselles). Cette étude avait permis de mettre en évidence la présence de trois espèces à forte valeur patrimoniale :
• La cordulie à corps fin (Oxygastra curtisii)
• Le sympétrum du Piémont (Sympetrum pedemontanum)
• Le sympétrum déprimé (Sympetrum depressiusculum)

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Cordulie à corps fin © Ludovic Tailland / FNE Loire

L’étude menée en 2013-2014 avait permis d’établir la présence de ces espèces mais leur état de conservation n’avait pas pu être évalué. En 2018, les gestionnaires ont donc engagé une nouvelle étude afin d’évaluer l’état de conservation des populations et d’identifier les zones de reproduction.
La méthode d’inventaire a nécessité un repérage préliminaire des habitats. Trois campagnes de recherche ont ensuite été effectuées en période estivale en recherchant les individus adultes ainsi que les exuvies (mues).

sympetrum du Piémont

Sympétrum du Piémont © Yoann Boeglin / FNE Loire

carte de prospection libellulesL’analyse des résultats a permis d’établir des cartographies précises de chaque population mais aussi d’évaluer les effectifs de chaque espèce.

La cordulie à corps fin présente des effectifs faibles qui sont probablement liés à la sous-détection de l’espèce qui est très discrète à l’état adulte ; mais aussi au contexte du site qui est défavorable à cette libellule (variations d’eau liées au barrage de Grangent).

Les deux sympétrum présentent des effectifs assez importants sur les trois cours d’eau de la réserve, notamment sur le Lizeron et l’Ondaine. Leur reproduction a été attestée sur la plupart des secteurs étudiés.

Cette étude s’inscrit dans le cadre de la mise en oeuvre du plan d’action Odonates et a été menée avec l’appui du groupe Sympetrum. Ce suivi se poursuivra en 2019 et 2021 selon la même méthode afin de comprendre la dynamique des populations.
logo-groupe-sympetrum

En 2013 et 2014, un inventaire exhaustif été réalisé sur les berges du fleuve et des cours d’eau de la Réserve Naturelle Régionale des gorges de la Loire afin de faire connaître qualitativement les espèces de libellules en présence.

Ces insectes ont un grand intérêt à la fois sur le plan écologique et patrimonial. Ils sont particulièrement intéressants à étudier car leur suivi est plutôt facile et ils constituent de bons indicateurs de la qualité des milieux aquatiques.

Les observations précédentes avaient montré la présence de 20 espèces sur la réserve dont 3 avec une forte valeur patrimoniale : le sympétrum déprimé (Sympetrum depressiusculum), le sympétrum du Piémont (Sympetrum pedemontanum) et la cordulie à corps fin (Oxygastra curtisii).

L’inventaire a permis de confirmer la présence des 20 espèces connues sur le site et d’identifier 5 nouvelles espèces dont le caloptéryx occitan (Calopteryx xanthostoma). Ce dernier n’est observé que depuis peu dans le département.

Parmi les 25 espèces recensées, au moins 11 se reproduisent sur place de manière certaine, dont 3 espèces patrimoniales. La cordulie à corps fin : espèce protégée, elle est extrêmement rare dans le département. À ce jour, elle a été observée uniquement dans les gorges de la Loire et sur la rivière Lignon. Le sympétrum déprimé et le sympétrum du Piémont : espèces peu communes dans le département, l’inventaire a montré que l’embouchure de la rivière Lizeron était un site de reproduction majeur pour ces deux espèces avec plus d’une cinquantaine d’individus recensés pour chacune d’entre elles ! Leurs populations peuvent être considérées comme stables.

Sympetrum du Piémont

Sympetrum du Piémont

L’inventaire réalisé a enfin permis de repérer les sites les plus riches en libellules, à savoir le Grangent, le Lizeron et leurs embouchures. Les pentes douces de ces cours d’eau présentent une végétation de rive (ripisylve) particulièrement bien développée. Ces deux rivières sont très intéressantes pour les libellules puisque qu’elles qu’ils accueillent à la fois des espèces ubiquistes (présentes dans des milieux très différents), des espèces vivant au niveau des cours d’eau et des espèces des eaux stagnantes.